Laissez-vous prendre dans les pattes de Patty Hewes
Jean-Michel Royer / 8 juin 2011 (08:28) / Culture › Séries TV / 3 commentaires / Lien permanent

Bienvenue au cœur de la série télévisée « Damages » diffusés et produites par les chaines câblées américaines FX Networks (pour les saisons 1 à 3 avec treize épisodes par saison) puis par DirectTV (pour les saisons 4 à 5 avec 10 épisodes par saison).
En France, Canal+ [1] a l’exclusivité de première diffusion avec une visibilité sur sa soirée « jeudi séries ». M6 [2] avait diffusé la première saison mais avec une programmation catastrophique.
Déclinez votre identité
Les deux rôles principaux ont été distribués à Glenn Close, actrice délicieuse et expérimentée, et Rose Byrne, une jeune actrice en devenir.
Patty Hewes (Glenn Close) est une avocate chevronnée à la tête d’un cabinet réputé à New-York. Elle campe le rôle d’une véritable femme de poigne et fin stratège. Rien n’est fait par hasard dans sa vie même il lui arrive d’en payer les conséquences.
Ellen Parsons (Rose Byrne) joue le rôle d’une brillante avocate fraichement diplômé que de nombreux cabinets veulent embaucher. Elle fera même l’affront à Patty de privilégier le mariage de sa sœur à un entretien le même jour (sans savoir l’heure). C’est donc Patty qui se déplacera pour jauger sa nouvelle recrue à qui elle accorde une tendresse particulière à cette « fille » qu’elle a avortée pour avantager sa carrière professionnelle.
Le collaborateur ayant toute la confiance de Patty Hewes, l’avocat Tom Chase (Tate Donovan) est le point d’équilibre entre les deux femmes.
Analysons le dossier
Chaque saison est vu comme un chapitre et traite d’une affaire judiciaire dont le cabinet de Patty défend des groupes de victimes face à des « puissants ».
Vous aurez noté que « damages » veut dire en français « dommages et intérêts », le cabinet Hewes & Associés fait donc parti de ses avocats rémunérés au pourcentage et uniquement au cas de victoire. L’échec est un mot impensable pour Patty Hewes. « Damages » va donc nous faire suivre un affrontement entre ces deux femmes sur une trame de thriller judiciaire avec ces jeux de manigance avec l’autre partie.
Autre illustration au mot « damages », les visuels promotionnels de la série montrent des bouts de verre tranchants reflétant chacun l’un des personnages de la saison en cours. Une façon de demander à son spectateur de coller les morceaux et/ou de faire sa propre histoire de ses personnages en « survie ».
Plaidoirie
Même si la série est finement ciselée et produite, elle connaît le même syndrome que la série de J.J Abrams « Lost » avec les utilisations de ses flashbacks et forwards qui font zapper une partie de leurs audimats potentiels plutôt habituée à regarder des séries à épisodes unitaires [1]. Les créateurs le reconnaissent eux même mais ne pensent pas changer.
Note
[1] Chaque épisode peut être vu de façon distincte et n’utilise qu’un maigre fil rouge sur une ou plusieurs saisons.
Commentaires
J'ai adoré cette série. Les personnages, la manière de filmer, les aller-retours dans le temps, les intrigues. Il s'agit vraiment d'une superbe série très conçue.
Cunégonde > Merci de ton commentaire. Il me fait (rudement) plaisir car j'ai vraiment mis longtemps avant de rédiger ce billet, il y a connu plusieurs versions afin d'être une présentation pour mettre en appétit tout en glissant quelques avis sur la série. Je compte bien en écrire d'autres ;-)
As-tu vu la dernière saison ?