Sofia Coppola, quatrième chapitre : Somewhere
Jean-Michel Royer / 16 février 2011 (10:06) / Monde Graphique › Sofia Coppola / Lien permanent

Pour ceux qui avaient suivi et aimé les trois précédents films [1] de Sofia Coppola, ce quatrième film risque d’en dérouter plus d’un.
Dans Somewhere, nous sommes invités à suivre Johnny Marco, un acteur en pleine célébrité mais totalement déconnecté de la réalité. Le film raconte sa relation avec sa fille dont il partage la garde avec son ex-femme. Sa fille, Cléo, est une pré-adolescente qui profite de chaque moment qu’elle peut vivre avec son père. Durant la période décrite dans le film, elle éclate la bulle dans laquelle il s’est enfermé.
Note
[1] Virgin Suicides, Lost in translation, Marie-Antoinette
Certains médias n’hésitent pas à le résumer à un « slow down Lost in translation » sans doute dû à la volonté de la cinéaste d’avoir assez peu de mouvements caméra pour privilégier les plans fixes. Ce type de plans renforce aussi l’idée d’un format documentaire qu’à un format habituel d’un film.
Autre fait déroutant, mademoiselle Coppola a abandonné l’un de ses codes comme le travail mûrement réfléchi d’une bande originale de chansons existantes ou crées pour accompagner le film. Ceci afin de laisser place au véritable son intérieur de son personnage principal.
Pourtant je trouve qu’elle fait, toujours, partie des véritables artistes capables de vous plonger quelques heures dans leur univers artistique afin de rompre notre vie quotidienne.
Non loin d’être inhabituel pour Sofia Coppola, cette fois-ci encore, elle divise les médias comme les spectateurs. Chacun se fera son propre avis.